journées techniques d'Antibes 14 & 15 juin 2014

Compte Rendu de la journée technique du 14 juin 2014

animée par Michel Liano et organisée par Michel Dotta, président de l’OCA

 

Après une petit tour de table des participants présents et des espèces élevées, M. Liano nous a donné quelques chiffres et infos concernant les oiseaux en général : environ 12 000 espèces répertoriées à ce jour, leur poids allant de 250 kg pour le mâle de l’autruche à 2 gr pour les plus petites espèces. Leur vitesse de course moyenne est sensiblement égale à leur vitesse en vol d’une manière générale, soit 60 km/h.

 

Il existe 2 types d’oiseaux : les nidifuges, comme les poules, cailles, etc etc dont les petits quittent le nid dès la naissance pour se nourrir seuls, et les nidicoles qui élèvent leurs petits au nid jusqu’à leur sevrage.

 

Le pourcentage de naissances de mâles et de femelles est en principe de 50%, mais ce chiffre peut varier en fonction de la température extérieure. Les hivers doux donnent plus de femelles que de mâles.

 

Maladies principales :

     La diarrhée : donner 1 ampoule de Lactéol par abreuvoir, à changer tous les jours pendant 3 jours. Si la diarrhée persiste, donner un antiseptique intestinal genre Intétrix : 1 gr par abreuvoir pendant 3 jours. En cas de diarrhée sévère et persistante, l’antibiathérapie est nécessaire : Vibramycine à dosage pédiatrique, 1 dose par abreuvoir pendant 8 jours.

     Problème hépatique : le foie apparait noirâtre à travers la peau du ventre. Traiter avec 1 ampoule de METHIONINE INOSITOL CHOLINE / abreuvoir pendant 3 jours.

     La coccidiose se traite avec la  Salinomycine (Bio-Cox®) (12ml/1litre d’eau) pendant 3 jours

     L’Aspergilose, dûe à un champignon qui se loge dans les organes respiratoires de l’animal peut être traité dès le début de la maladie avec un antifongique type MYCOSTATINE ou FONGIZONE (à intruduire directement dans le bec de l’oiseau)

     Les candidoses (équivalent du muguet) se traite également à la FONGIZONE

     Les poux rouges sont traités chimiquement par l’IVOMEC (1 goutte entre les omoplates) ou par un l’introduction d’un parasite qui s’en nourrit et meure ensuite, le TAURRUS (en vente chez APPI)

     Les mallophages, parasites qui se nourrissent des plumes de l’oiseau et ressemblent à une petite virgule noire, traiter avec de la pyrétrine (PYREVOL)

     Les infections trans-orbitraires particulières aux polytelis : se traite à la VIBRAMYCINE en suspention pédiatrique introduite directement dans le jabot.

     Le problème de l’œuf hardé (explusé sans coquille) se traite au phosphate de chaux du Dr PINARD

     La psittacose : se traite à la  DOXYCYCLINE (famille des tétracyclines) et AMOXYCILLINE

     Les fractures : de la patte sont réduites et immobilisées en insérant la patte fracturée dans un petit bout de branche de sureau dont on a évidé le partie centrale.

 

PREVENTION des maladies et parasites : nettoyage des volières et cages 2 fois par an au CRESYL

 

TONIFIANT à donner après concours, stress, déplacements : faire macérer 2 gousses d’ail frais + 1 oignon coupé + quelques branches de thym frais dans 1 litre d’eau pendant 24h. Distribuer aux oiseaux pendant 2 à 3 jours.

 

LES BECS BROITS EXOTIQUES

 

Les diamants australiens : Goulds, rufficaudas, gouttelettes, diamant masqué, phaeton, queue de feu, oreille de feu…

Cage idéale : 1m de long x 50 cm de haut x 50 cm de large.

Nid : fermé

Nourriture : alpiste, séneçon, plantain, mouron, graines germées, cocuille d’œuf dur (avec membranes), jaune d’œuf dur, os de seiche, pâtée maison…..voir la recette çi-dessous :

-        3 volumes de pâtée pour insectivores

-        3 volumes de pâtés Quiko (ou pâtée aux œufs)

-        2 volumes de carottes broyées

-        1 volume de cœur de bœuf broyé

-        Quelques gouttes d’huile d’olive pour rendre le tout plus onctueux.

A donner tous les jours.

 

Graines germées : mettre les graines dans un collant qu’on plonge dans un seau plein d’eau contenant quelques gouttes de vinaigre de cidre ou de pépins de pamplemousse (antifongique). Laissert tremper 2 jours, puis rincer, égoutter et faire sécher avant de donner aux oiseaux.

 

Les diamants océaniens : Kittlitz, pape de nouméa, diamant de peale, diamant de forbes, coloria, bichenow

Ils ont besoin d’un milieu chaud et humide et de beaucoup de place. L’idéal étant une volière agrémentée de végétation. Ils font leur nid avec des fibres de coco.

 

Les astrilds insectivores africains : amandines, cou-coupés, amarantes, bengalis, beaumarquets, capucins, cordons bleus, capes bleus, dos-verts, sénégalis, becs de corail …

Cage, comme pour les diamants australiens : 1m x 50cm x 50 cm.

Nids fermés, qu’ils garnissent de coco.

Ont besoin d’insectes vivants et de pinkies.

 

Les asiatiques : rossignol du Japon

Nourriture : Insectes: vers de farine, teignes de ruche, moustiques, mouches, asticots, pinces oreilles, grillons, petites sauterelles, petits papillons, vers de terre,fruits, pâtée insectivore pour apporter l'équilibre alimentaire.

 

A noter : les goulds reproduisent mieux quand il pleut.

 

Après avoir parlé des becs droits exotiques, nous avons vu des photos de ces oiseaux ainsi que des oiseaux rares comme les colibris, oiseaux lyres, veuves dominicaines, etc etc…

 

Compte Rendu de la journée technique du 15 juin 2014

animée par Michel Liano et organisée par Michel Dotta, président de l’OCA

 

Les jugements :

Pour être juge, un candidat doit être déjà éleveur depuis 5 ans minimum.

Cela demande disponibilité, connaissances et partage de connaissances.

Un juge est rémunéré 54€ par jour pour environ 120 oiseaux à juger/jour.

 Les oiseaux qu’on veut mettre en jugement doivent être préparés, habitués à leur cage qui doit impérativement être adapté à la taille de l’oiseau.

 Les ailes doivent être collées au corps et ne doivent jamais se croiser dans le dos, signe de déséquilibre de l’oiseau.

 

Le certificat de Capacité :

3 types de certificats existent : le certificat de capacité destiné aux propriétaires de cirques et zoos présentant des animaux au public (CDC), le certificat de capacité de détention et élevage d’animaux domestiques et le certificat de capacité pour animaux NON domestiques avec autorisation d’établissement (AOE)

 Le dossier de demande de certificat de capacité détention et élevage est complexe. Entre autres, il faut fournir :

-        CV

-        Demande d’autorisation avec lettre adressée au préfet

-        Lettre de motivation

-        Extrait du casier judiciaire N°3

-        Tableau indiquand nom vermaculaire et nom scientifiques des espèces souhaitées + bombre de mâles et de femelles

-        Politique d’établissement (nourriture, logement, entretien des locaux)

-        Budget prévisionnel

-        Preuve d’acquisitions de connaissances théoriques

-        Projet d’installation des espèces prévues

-        Plan des installations existantes

-        Justification de 20 heures de formation théorique

-        Justification de 50 heures de formation pratique chez un éleveur capacitaire

 

 L’identification par bague ou puce est obligatoire pour les espèces protégées.

 Les espèces peuvent avoir 3 statuts : I, II ou III et être classés par la convention de Washington A, B ou Guyane.

 Pour détenir un oiseau classé faune européenne, il faut être obligatoirement capacitaire (ex : chardonnerets)

 Il existe un arrêté du 10 Août 2004 qui classe certaines espèces au statut très protégé I-A en autorisé sous réserve, dont tarins du vénézuéla et kakarikis à front rouge par exermple.

 Les oiseaux classés en II-B ne peuvent être cédés qu’avec certificat de cession.

 Fournir attestation de marquage lors de la cession.Cerfa 12446 01cerfa-12446-01.pdf (106.2 Ko)

 Après l’envoi à la préfecture d’une demande d’APD (autorisation préfectorale de détention), et courrier accusant réception du dossier à la préfecture, il faut attendre maximum 2 mois après quoi, la demande est réputée acceptée.

 Au cas où l’ONCFS veut intervenir, exiger de voir la commission rogatoire que doivent produire l’OPJ et l’agent de ONCFS. Si pas de commission rogatoire, ils ne doivent pas rentrer et encore moins toucher aux animaux (sinon, demander matricule de l'agent pour porter plainte auprès du préfet).

Au cas où les agents établissent un PV, on peut le réfuter  s’il comporte des erreurs (sur les espèces concernées par exemple) et demander une saisie conservatoire s’ils veulent saisir les animaux.

 

INFOS EN VRAC…

 

Les pionus : caractéristiques particulières : tous ont les sous-caudales rouges

Alimentation : fruits et légumes le matin et graines le soir. Les pâtes sont également appréciées.

 Perroquets africains (en particulier les gris du gabon) : idéal pour la reproduction : 1m3/couple dans un espace sombre et protégé du bruit et du stress.

Alimentation : mélange perroquets + un peu de mélange pour pigeons

 Amazoniens : mélange fruits et légumes le matin, graines l’après-midi.

 Perruches souris : très bruyantes.

 Donner des os de poulet (cuit) aux perroquets et grandes perruches.

 Les loris ont la langue en pinceau (rapeuse) car se nourrissent de nectar.

On peut leur donner du miel, mais il faut le passer d’abord quelques secondes au micro ondes pour détruire les spores qu’il contient.

 Les canaris doivent être vaccinés contre la variole

 Dans les mutations liées au sexe, seuls les mâles sont porteurs, les femelles possèdent la mutation.

Dans les mutations récessives, mâles et femelles doivent être porteurs pour que les jeunes possèdent cette mutation.

 Chez les moineaux du Japon, le blanc est une mutation récessive.

 Les kakarikis panachés ne doivent pas avoir une tâche sur l’œil (défaut).

 Les chats tricolores sont forcément des femelles.

 La journée s’est terminée par des photos de psittacidés très beaux ou/et rares.

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 repas du 15/06/2014 au restaurant à Biot

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chalet de l'OCA Antibes

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